Des lunettes connectées à la prison de Marche

Des lunettes connectées pour aider au diagnostic en centre de détention

Un projet pilote de télémédecine lancé par la Province de Luxembourg améliore la qualité des soins de santé et le travail des infirmiers et médecins impliqués dans les soins aux détenus.

La Province de Luxembourg souhaite développer et améliorer, grâce à des outils connectés et à des visio-consultations, les services médicaux sur son territoire.

Une réflexion qui avait débouché, en 2018, sur une première expérience d’utilisation de télémédecine dans une maison de repos de Villers-sur-Orval avec un stéthoscope connecté.

En centre de détention, l’infirmerie est accessible aux détenus de 7 à 17h en semaine et de 7 à 15h le week-end. Un ou deux infirmiers sont toujours sur place. Des médecins généralistes se relayent 2 heures par jour pour assurer une permanence à la prison, en plus de leur cabinet privé.

Si un incident arrive en dehors des heures de présence sur place du médecin, les infirmiers de la prison le contactent par téléphone. Soit le médecin rend un avis par téléphone, soit il se déplace à la prison, soit il renvoie le patient vers les urgences.

Pas toujours évident pour les médecins de rendre un avis sur base d’une simple conversation téléphonique avec l’infirmier. 
C’est suite à ce constat que la Province de Luxembourg a lancé et soutenu financièrement ce projet de lunettes connectées à l’infirmerie de la prison de Marche.

Ce projet pilote est le fruit d’un partenariat entre la Province de Luxembourg, la direction de la prison de Marche, les médecins généralistes intervenant dans la prison de Marche et l’équipe des infirmiers.

Concrètement 

La visio-consultation et la prise de paramètres à distance permettent de compléter l’analyse du médecin et d’objectiver les informations médicales transmises pour améliorer la qualité des soins rendus. Il peut ainsi mieux organiser ses visites à la prison et ordonner les extractions nécessaires avec plus de connaissances sur l’état du patient.

De l’avis de tous, le dispositif répond aux besoins du terrain. Il améliore la rapidité de la prise en charge, libère du temps aux médecins qui ne doivent pas se déplacer et optimalise la prise en charge par les infirmiers.

Du point de vue du bilan global entre le coût du matériel et les dépenses liées à l’extraction d’un détenu, le bilan est également positif.

L’expérience soutenue par la Province de Luxembourg devrait se poursuivre à la prison de Marche. Une demande de budget pour passer en phase opérationnelle est en cours. 

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